Ils veulent la peau du Centre Social

Ce jeudi 30 avril 2026, il y a eu une réunion des financeurs. À part la commune de Meillon, et la CAF qui ont défendu le projet,  les collectivités partenaires, Mazères-Lezons en tête, ne comprennent pas l’utilité d’un Espace de Vie Sociale. Ils n’ont aucune notion de ce que sont une politique publique et un projet social. Ils n’ont aucune idée des conséquences que peut entraîner la fermeture du centre social. Il ne pensent que d’une façon mercantile et n’attendent que des retours comptables.
À la suite de cette réunion, la totalité du bureau du centre social a démissionné. 

Les centres sociaux sont les acteurs majeurs de la politique sociale de notre République. Si nous sommes tous égaux devant la loi, de fortes disparités existent dans les conditions de vie de nos concitoyens — et l’État s’est outillé avec ces structures pour rétablir cette équité.

Le 1er article de notre constitution
nous dit que la France est une République indivisible,
laïque, démocratique et sociale

Les centres sociaux participent à cette cohésion sociale. Ils créent les conditions du vivre-ensemble, de l’émancipation des citoyens dès leur plus jeune âge. Ils incarnent ce que défend la République : l’implication des populations, le soutien aux associations, la participation des bénévoles, le respect de la dignité dans la diversité, l’autonomie personnelle et collective et la participation responsable ». Elle implique de façon générale le renforcement du lien social pour l’ensemble de la population, mais aussi, plus spécifiquement, l’inclusion sociale des personnes vulnérables, ou se sentant mises de côté.

Mazères-Lezons se porte très bien financièrement — tous les signaux sont au vert. Cette baisse de subvention est donc un choix politique, et non une contrainte budgétaire.

Retrouvez toute les délibérations ici :
https://pml2026.fr/nextcloud/index.php/s/NT53YDXgrtmq37N
00:00:00Start
00:27:38 – Intervention de Julie Champagne sur la taxe foncière
00:31:31 – Intervention de Philippe Glorieux sur la taxe foncière
00:41:20 – Intervention de Julie Champagne sur la baisse de subvention du centre social retrouver l’intervention en suivant ce lien :
Et ce que Philippe Glorieux n’a pas pu dire :
00:46:22 – Réponse de Mr le maire sur la subvention au CS
00:49:40 – Réponse de Michel Bille sur la subvention au CS
00:56:22 – La réponse de Hugues HIERNARD sur les subventions au CS
00:59:17 – Réponse de Julie Champagne
01:01:19 – Réponse de Michel Bille
01:04:23 – Réponse de Roger Pedeflous
01:05:58 – Réponse de Michel Bille, où il faudrait gérer un EVS comme un bar tabac ! (vous avez déjà vu des bénévoles dans un bar tabac ? )
01:06:54 – Réponse de Hugues HIERNARD
01:08:58 – Proposition de Julie Champagne pour un vote séparé des subventions
01:10:10 – Présentation du budget primitif 2026 par Hugues HIERNARD
01:25:24 – Intervention de Philippe Glorieux sur le budget primitif 2026
01:27:58 – Intervention de Michel Bille, résumé : rien de neuf sous le soleil mazerois qui est un village de plus en plus beau donc pourquoi faire du social
01:28:58 – intervention de Julie Champagne

Cette baisse drastique des subventions est une honte et je pèse mes mots, c’est une honte et c’est d’un principe moral dont je parle. Sous prétexte de s’aligner avec les autres communes, c’est très petit comme raisonnement, alors qu’on devrait porter haut et fort ce soutien aux habitant.e.s et tant mieux si les autres communes la partagent.

Il y a un panneau « Village où il fait bon vivre » à l’entrée de notre commune. Mais vivre bien, ce n’est pas seulement vivre entre le Leclerc, le gave et les coteaux, chacun chez soi devant un écran. Comme le dit le philosophe Alain : « Tout peuple qui s’endort en liberté se réveillera en servitude ». Le passé nous l’a montré, c’est peut-être ce qui est en train de se passer, ailleurs, ici, maintenant, dans un an aux élections présidentielles. Toutes les enquêtes nous le disent, la perte de lien social fait le lit de l’extrême droite.

En tant qu’élus de la République, nous avons un devoir d’émancipation, de socialisation — faire société, c’est faire du social.

Ce goût de la vie commune, mêlant altérité et rencontre, est le trésor le plus précieux de toute société. Il ne désigne pas seulement le vivre-ensemble, car on peut coexister côte à côte ou face à face, entre indifférence et conflit, mais bien le vivre en commun, qui est à la fois la condition et l’horizon de notre République.

Philippe Glorieux

conseiller municipal, de Mazères-Lezons

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